Bon, le 25 je crois, c’était la fête nationale de l’Argentine. Ce qui fait que, naturellement, les seuls à travailler étaenit les maitres et les maitresses d’école, parce qu’ils se doivent d’organiser des réjouissances avec leurs élèves, des fêtes où ils vendent de la bouffe et ils font d’autre trucs, enfin je sais pas exactement j’y ai pas été.
Nan, moi j’en ai profité pour partir à Yacireta, le plus gros barrage d’argentine, voire d’amérique du sud avec Itaipu je crois (Itaipu plus à l’est, du côté du Brésil). A la base je voulais faire samedi Yacireta et partir directos pour les missions de Misiones, mais j’ai eu un gros coup de flemme le samedi et hop retour direct à la base des opérations. Heureusement parce que dimanche et lundi il a fait un temps de chien, et les missions c’est en pleine cambrousse, j’aurais passé mon temps à crapahuter dans la boue.
3 heures de route, 28 pesos (diviser par 5, un peu moins de 6 euros) Pas excessif.
Même droit à une petite collation et un film de Bruce Lee foutant leur pâtée à des méchants trafiquants d’opium. C’est la seule chose que j’ai compris au film. Arrivée à la gare routière, un taxi arrive et remarque direct que je suis paumé, se propose de m’amener au centre des visiteurs ça s’appelle, je dis ok le mec m’amène alors que c’était à un ou deux km et me taxe 5 pesos ! Bon, ça va, ça fait toujours que 1 euro, j’ai payé, mais j’étais dégouté.
Les visites commencait dans deux heures, j’en ai profité pour faire le tour de la minuscule bourgade à côté du barrage et me restaurer.

Y pour… YMCA ? Yogur gratuit ? Et non ! Yacireta bien sûr !

Ici aussi ils jouent au rugby, mais ils sont beaucoup plus petit alors ils construisent de plus petits poteaux.

Ici aussi ils écoutent les Clash ! Y a tagué ça sur le mur là, bon j’aurais dû m’approcher pour faire la photo.

Statue sur une place à côté. Saviez-vous que Ronald Mac Donald avait un frère qui faisait de la sculpture à ses moments perdus, entre deux journées de boulot au mac do ? Il s’appelle José Mac Donald.

Petit monticule de sacs poubelles. Comme j’ai déjà dû le dire, ici ils ne connaissent pas les poubelles. T’entasses des déchets dehors pis de temps en temps y a un mec qui passe le prendre dans un camion. Ou alors ils ont :

Un tout petit panier qui est censé recueillir tes déchets apparement, mais que personne utilise, vu la taille c’est normal. Et les gens préfèrent largement jeter leur détritus de petite taille dans la rue que la dedans de toute façon.
Enfin Ituzango (le village) était nettement plus propre que Corrientes (plus petit aussi)
Enfin, 15h00, entrée dans le musée, photos de Guaranis, les indiens du coin qui ont donné son nom au lieu.


mon chéri en guarani se dit « mborayhu »… allez, répétez après moi… mborayhu

Dans les missions jésuites les indiens jouaient du violon, bon à trois cordes seulement, et je sais pas si y avait un archer (auquel cas c’était pas du violon, ok) mais en tout cas ça fait classe pour la culture guarani

Agrandis la photo et toi aussi apprends les noms des animaux en guarani ! Le caiman ça change pas de l’argentin, c’est un « yacaré » (prononcer jagaré, ben non c’est pas un jaguar, pas de bol). En espagnol je sais pas comment on dit par contre, mais c’est pas grave, à ma connaissance y a pas de caimans en Espagne.

Maquette de la zone. Nous on est en bas, côté argentin, au dessus du fleuve parana c’est le paraguay, ils font fifty fifty pour se partager l’électricité produite.
15h15 voyage guidé du barrage dans un minibus rempli de p’tits vieux.

la baie du barrage en cas de tempête

ça c’est de l’écluse !

On se croirait presque à la mer (la méditerranée hein, je veux pas d’ennui avec les bretons ou les rochelliens).

la ptite île au milieu du parana sur laquelle on va descendre

L’image est à l’endroit. C’est une des portes du barrage : en effet quand il y a trop d’eau ces portes montent et laissent s’écouler le trop plein d’eau (par dessous je pense).

A l’intérieur de barrage (oui, c’est grand)

Les trucs rouges c’est le haut des turbines, qui s’enlèvent et se remettent avec une grue sur place.

En dessous c’est les turbines, au dessus c’est la grande salle en photo d’où on les voit émerger (les ronds rouges)

Et hop direction Buenos Aires ! Sans passer par l’île d’en face où on a des panneaux solaires d’installés sur une école… ben ouais électrifier 3 pelos sur une île c’était pas non plus la priorité du gouvernement, sa priorité c’est l’électrification de la capitale.
Voilà, retour je me suis endormi direct y a pas de photo, puis il faisait presque nuit.
Petit bilan quand même : ce gros barrage assure une part non négligeable de l’électricité du pays. A lui seul il pourrait fournir en électricité les 3 provinces alentour, sauf que l’électricité est vendue au Brésil ou va direct à Buenos Aires, ce qui fait que les gens autour sont pas les mieux lotis question énergie, ils doivent même racheter leur électricité au Brésil des fois… et je parle pas des coupures de courant…
Un tiers à peu près de l’énergie électrique de l’Argentine est d’origine hydraulique, un peu comme nous, mais plus. La grosse différence c’est que le nucléaire ici c’est 4%, le reste c’est du thermique (pétrole gaz ou charbon). Je risque d’y penser la prochaine fois que je passe 2 heures à faire chauffer mes pates parce que ma plaque s’arrête toutes les 3 minutes.
Allez, vite, arrêtons le pc qui consomme bcp trop. Prochaine étape les missions jésuites à Misiones (c’est le nom de la province) cette fois-ci j’y vais pour de vrai.